Au travers du projet MaïSolVert, le CIPF a évalué l’intérêt de la présence d’un sous-semis entre les rangs de maïs. 

 

Le sous-semis de ray-grass italien est le plus connu. En utilisant cette espèce, il est impératif d’attendre le stade 6ème ou 7ème feuille du maïs avant de procéder à l’implantation du sous-semis.  En effet, le ray-grass est très concurrentiel. Semé plus tôt, il induit inévitablement une perte de rendement en maïs. 

 

D’autres solutions que le ray-grass sont possibles. Différents mélanges contenant notamment de la vesce velue et du trèfle incarnat sont proposés spécifiquement pour les sous-semis par certaines firmes. Ces mélanges doivent également être implantés en décalage par rapport au semis du maïs.

 

La possibilité d’implanter le sous-semis en même temps que le maïs a fait l’objet d’essais spécifiques durant la saison culturale 2018. Choisir des espèces à développement plus lent au départ telle que la fétuque rouge permet de simplifier les opérations. Dans ce cas, les implantations du maïs et du sous-semis peuvent être réalisées en un seul passage (à condition de disposer d’un semoir adéquat). 

 

   

   

En contrôlant les densités de semis, l’implantation de trèfle blanc simultanément au maïs donne également de très bons résultats. Il faudra néanmoins tenir compte de certaines recommandations au niveau du désherbage afin d’être sélectif à la fois du sous-semis et du maïs.

 

 

Les intérêts liés à la présence d’un sous-semis sont à la fois agronomiques et environnementaux.

 

En voici les principaux :

  •  Limiter le ruissellement et l’érosion sur les terres accidentées
  • Améliorer la portance des machines et la structure du sol
  • Limiter le lessivage hivernal de l’azote

 

La présence d’un sous-semis en culture de maïs est également prise en compte dans le cadre du verdissement.

 

Si vous désirez davantage d’informations, n’hésitez pas à prendre contact avec le CIPF.

 

Fétuque rouge

 

Trèfle blanc

Dernière mise à jour @ 20/02/2019