Il est établi que les dégâts liés aux inondations et coulées boueuses ne cessent de s’amplifier d’année en année.  Entre 2014 et 2016, des orages particulièrement violents ont été enregistrés dans de nombreuses communes wallonnes. 

 

Depuis quelques années, Le CIPF réfléchit à l’intérêt des barrières végétales afin de limiter les coulées d’eaux boueuses.  Les haies de type classique constituent sans aucun doute un élément favorable à la lutte contre le ruissellement et l’érosion mais, même avec une densité de plants élevée au mètre linéaire, il n’est pas garanti d’obtenir un barrage filtrant d’une efficacité comparable à celle d’une fascine. 

 

Par contre, l’utilisation de miscanthus, grâce à son nombre très important de tiges par plant, constitue un réel filtre à sédiments s’il est implanté de façon adéquate.  De plus, d’années en années, un tapis végétal retenu entre les bas de tiges s’accumule au sol.  Ce tapis est principalement constitué de feuilles très allongées qui se dégradent lentement et qui, enchevêtrées, sont difficilement déplacées par les eaux.  L’avantage principal des barrières végétales anti érosive à base de miscanthus est, qu’après la mise en place et le suivi durant les 3 premières années, les coûts liés à l’entretien sont pratiquement nuls.  De plus, la production annuelle de tiges assurera un revenu à l’agriculteur.

 

 

Plantation

  

Bande anti-érosive

 

Miscanthus de 3 ans

  

Miscanthus prêt à récolter

 

 Cycle du miscanthus

 

Dernière mise à jour @ 27/07/2017